Cauchemar
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Faire des rêves effrayants et se réveiller anxieux au milieu de la nuit… Est-ce que cela vous est déjà arrivé ? Figurez-vous que certaines personnes subissent ça toutes les nuits. C’est ce qu’on appelle le cauchemar pathologique. De quoi s’agit-il exactement ? On va faire le point dans cet article.
Le cauchemar se définit par des rêves pénibles ou angoissants qui entraînent un réveil ou qui laissent une impression désagréable au réveil.
En général, le cauchemar survient durant la seconde moitié de la nuit, pendant la phase de sommeil paradoxal.
Il correspond à une « sorte de soupape » de sécurité émotionnelle des évènements vécus dans la journée ou ceux à venir.
Plusieurs facteurs de risque peuvent engendrer le cauchemar tels que :
l’environnement ;
le stress ;
la prise de certains médicaments ;
les pathologies psychiatriques (anxiété généralisée, troubles maniaco-dépressifs, schizophrénie…).
Le cauchemar est un problème de sommeil fréquent chez l’adulte comme chez l’enfant.
Il peut concerner un peu plus de femmes que d’hommes.
Les principaux symptômes du cauchemar sont les suivants :
mauvaise qualité du sommeil ;
trouble de l’endormissement ;
réveil éprouvant avec rythme cardiaque accéléré.
Le thème du cauchemar peut être variable : course poursuite, attaque, situation ridicule en public…
Le cauchemar devient une problématique lorsqu’il est trop répétitif et persistant. Environ 5 % des personnes ont des cauchemars quotidiens.
Parfois, le cauchemar est confondu avec la terreur nocturne. Celle-ci se produit en début de nuit, lors de la transition vers le sommeil paradoxal. Elle touche surtout l’enfant. Elle se manifeste par une angoisse et des pleurs. Il ne se souvient de rien après l’évènement.
Si les cauchemars deviennent inquiétants, les professionnels de santé de ville peuvent orienter et donner des conseils qui peuvent vous être utiles.
Sinon, un médecin généraliste pourra faire le diagnostic.
Si besoin, il faudra consulter un psychiatre, un psychologue ou un pédiatre pour un avis spécialisé.
Lors de la survenue d'un cauchemar, attendre une demi-heure pour que l’état émotionnel revienne à la normale.
Si c’est le cas d'un enfant ou d'un proche, il faudra le rassurer.
On peut également noter les émotions vécues sur un carnet pour en reparler.
Si l’enfant ne veut pas retourner dans sa chambre après avoir fait des cauchemars, on peut lui faire un lit de secours au pied de ses parents. Mais progressivement, il doit réapprendre à être rassuré par le « bruit » de ses parents lorsqu'il est dans sa chambre.
La prise d’hydroxyzine, un calmant, est envisageable, mais les bénéfices sont plutôt incertains. Ce médicament doit être pris de manière brève : 2 à 3 semaines au maximum.
Le meilleur traitement du cauchemar est la réorganisation du sommeil. Il faudra réorganiser le rythme veille-sommeil et restaurer les siestes. Dans ce cas, il faut respecter les heures du coucher ainsi que la durée du sommeil.
Bébé 0 à 3 mois: 16 à 20 heures sur 24 heures.
Bébé 3 à 12 mois: 13 à 14 heures sur 24 heures.
Enfant 1 à 3 ans: 12 à 13 heures sur 24 heures.
Enfant 4 à 7 ans: 10 à 11 heures sur 24 heures.
Enfant 8 à 11 ans: 9 à 10 heures sur 24 heures.
Adolescent 12 à 15 ans: 8 à 10 heures sur 24 heures.
Il est essentiel de favoriser les rituels d’endormissement (câlins, berceuses…).
La relaxation est aussi importante avant de se coucher. Si l’enfant est effrayé par le noir, utilisez de la lumière douce et homogène dans sa chambre. Pour ce faire, préférer les lampes à pince et les placer le plus haut possible pour ne pas créer des ombres.
Si ça devient sérieux, optez pour une psychothérapie.
Le cauchemar diminue avec l’âge. A la soixantaine, il aura quasi disparu.
Pour prévenir les cauchemars, il faut prendre en compte les divers facteurs de risque.
Il faut limiter les écrans et les adapter à l’âge de l’enfant.
La télévision est interdite avant l’âge de 3 ans.
La console de jeu est interdite avant 6 ans.
L’internet est interdit avant 9 ans.
Les réseaux sociaux sont interdits avant 12 ans.
Le contenu doit également être adapté à l’âge de l’enfant.
D'autre part, il faut un accompagnement parental en cas de tension familiale.
Un accompagnement peut être requis pour éviter le stress et l’angoisse. De plus, il faut préparer l’enfant à l’absence de ses parents.
Enfin, il faut aussi faire le tri dans les médicaments. Evitez les :
benzodiazépines et apparentés ;
opioïdes (morphine, tramadol…) ;
antidépresseurs ;
anticholinestérase ;
antimigraineux ;
antiparkinsonien ;
bêtabloquant ;
hypotenseurs centraux ;
anti arythmiques ;
anti-infectieux…
Si le cauchemar est lié à une maladie psychiatrique, il faudra traiter cette maladie (cf. articles).