Périostite
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Blessure fréquente chez les athlètes, la périostite est responsable de vives douleurs au niveau du tibia. Causes, facteurs de risque, symptômes, traitements, nous allons faire le point sur cette pathologie
Le périoste est le tissu de la jonction entre l’os et le muscle. Il est responsable de la croissance osseuse grâce à sa richesse en nerf et en vaisseau.
La périostite est une douleur du périoste qui affecte plus fréquemment les athlètes (cross, course sur route…). Elle résulte de l’inflammation de cette dernière.
L’inflammation du périoste est liée à :
l’impact de la course sur terrain dur, ou terrain trop meuble (course sur sable) sur lequel les sportifs ne portent pas des chaussures adéquates ;
des mauvais appuis que les coureurs rencontrent souvent lors de la course, par exemple en cas de pieds plats ou creux ;
des lésions directes comme celles causées par les chaussures de ski, lepatin, le choc au football…
La périostite est une affection qui touche spécifiquement les sportifs.
La périostite indique un trouble lié au sport. Elle évolue vers l’augmentation de la douleur. Parfois, elle peut engendrer des troubles de la marche.
Lors d’une périostite, le patient souffre généralement d’une douleur à type de brûlures sur le bord antéro-interne du tibia. La douleur peut s’étendre sur plusieurs centimètres et s’accentue en cas de pratique du sport (notamment à cause de l’impact des foulées). Au repos, elle se stabilise.
Le diagnostic de la périostite commence toujours avec un examen clinique. Pour ce faire, on palpe pour évaluer la douleur du patient.
Dans le cas d’une périostite, la palpation déclenche une douleur ressentie aux alentours de 10 à 15 cm au niveau du tiers moyen de la jambe. Elle se localise sur son bord intérieur ou sur une région à quelques centimètres du bord postérieur interne du tibia.
Beaucoup de personnes confondent la périostite avec d’autres troubles comme la fracture de fatigue et le syndrome des loges. Leurs symptômes sont parfois ressemblants.
Selon les spécialistes : les pieds plats, les pieds creux, l’inégalité de longueur des membres inférieurs augmentent aussi fortement le risque de survenue de la périostite.
Différents types d’examens sont utiles pour diagnostiquer la périostite.
La radiographie montre la présence de l’épaississement du périoste ou non et élimine également la fracture de fatigue.
Pour plus d’information, il est possible, mais pas obligatoire, de faire une IRM. Elle sert à éliminer les diagnostics différentiels.
La scintigraphie est aussi une option dans les examens d’imagerie. Elle présente toutefois peu d’intérêt, car elle montre l’hyperfixation osseuse ce qui est aussi un signe indicatif de la fracture de fatigue.
La prise en charge de la périostite peut être réalisée par un médecin généraliste, un médecin du sport et un rhumatologue. Le pharmacien pourra orienter et conseiller sur cette pathologie.
Pour calmer les douleurs liées à une périostite, vous pouvez conseiller des antalgiques ou des anti-inflammatoires : paracétamol, AINS (ibuprofène ou naproxène uniquement)… Appliquer de la glace ou un AINS topique peut aussi apaiser la sensation douloureuse de la jambe.
En cas de douleurs beaucoup plus intenses, le concerné devrait suivre un traitements kinésithérapiques . Le traitement kiné n'est pas standardisé donc chaque protocole est kiné-dépendant.
Le traitement de la périostite dure entre 2 à 6 semaines au mieux. Notez que pour une douleur postéromédiale, le pronostic est bon. Par contre, pour les douleurs antérieures, le pronostic est moins prometteur.
Pour prévenir l’apparition de la périostite, il convient d’éviter les facteurs de risque.
Par exemple, pour réduire l’impact des foulées, porter des chaussures adaptées lors des exercices de course. En principe, les recommandations indiquent qu’il faut changer les chaussures tous les ans ou tous les 1000 km.
En cas de blessure sportive, il convient d’arrêter toutes activités sportives pendant 10 jours à 2 mois et suivre un programme de rééducation.
Pour des pieds plats ou creux, pensez aux chaussures à semelles orthopédiques à faire chez le podologue.
Pour les personnes ayant des membres inférieurs de longueurs inégales : si l’inégalité de longueur des membres inférieurs est inférieure à 1 cm, aucun traitement n’est nécessaire.
Si elle est comprise entre 1 à 2 cm, mieux vaut porter de talonnette. Et si cette inégalité est supérieure à 2 cm, il est impératif de consulter un médecin pour avoir un avis chirurgical.