Douleur après Zona
Fiche maladie Images Ordonnances
La douleur post-zostérienne est une complication tardive du zona. Il s’agit d’une douleur neurologique souvent intense et localisée sur le territoire d’un nerf. La névralgie après le zona peut s’avérer gênante pour la vie quotidienne et le bien-être puisqu'elle se répète. Découvrez dans cet article comment soulager la douleur après un épisode de zona.
Avant tout, qu’est-ce que le zona ? Il s’agit d’une maladie due à une réactivation du virus de la varicelle. Elle peut toucher toutes les personnes qui ont déjà contracté cette dernière. Le zona se manifeste notamment par des boutons très douloureux sur le torse, la nuque ou le visage.
La douleur ou « névralgie post-zostérienne » quant à elle, est une douleur neurologique: elle est due à une lésion d’un nerf. La douleur survient généralement après un mois du zona et après la disparition des signes cutanés.
La névralgie post-zostérienne peut arriver à près de 20 % des patients qui ont eu un zona. Elle est plus fréquente avec l’âge notamment après 70 ans.
Le risque d’avoir une douleur chronique après le zona est plus élevé si l’épisode du zona est important et a été précédé de signes avant courreurs. Ce sont des signes qui annoncent la maladie : impression de brûlure, malaise, fièvre, troubles digestifs, douleur au niveau du ganglion nerveux en question…
La douleur après le zona est souvent intense et ressemble à une brûlure ou à un coup d’éclair. Elle est localisée sur le territoire du nerf lésé, notamment le torse, le cou ou la face. Elle est aggravée si on touche la zone douloureuse.
Il est également possible que le patient remarque une perte de sensibilité au-delà du territoire affecté par le zona. Les symptômes de la douleur après zona peuvent aussi s’accompagner de démangeaisons.
La névralgie post-zostérienne apparaît plusieurs mois ou plusieurs années après le zona. Il s’agit d’une douleur chronique : elle est plus ou moins permanente.
En cas de douleurs neuropathiques après un zona, il convient de consulter un médecin généraliste.
Pour soulager les douleurs qui persistent après un zona, veillez à toujours recouvrir la zone douloureuse avec des vêtements. Vous pouvez également appliquer une vessie de glace.
L’Amitryptyline est le traitement de premier choix pour calmer la névralgie post-zostérienne. Il s’agit d’un antidépresseur avec des propriétés antidouleur. Il permet une diminution de 50 % de l’intensité de la douleur chez la moitié des patients en plus de réduire la fréquence des crises. Vous pouvez commencer par une dose de 12,5 à 25 mg par jour et augmenter progressivement sans dépasser 150 mg par jour.
Prendre la morphine par voie orale si la douleur devient trop importante.
En deuxième choix, vous pouvez recourir à la lidocaïne en application cutanée. Ce sont des patchs ayant un effet anesthésiant local pour permettre de moins sentir la douleur.
Il est aussi possible de prendre un anti épileptique:
Gabapentine NEURONTIN : 2 400 à 3 600 mg par jour ;
Prégabaline LYRICA : 150 à 600 mg par jour.
Le paracétamol, quand à lui, ne possède pas d’effets satisfaisants pour soulager les douleurs après le zona.
Par contre, il faut éviter :
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : ils ne sont pas efficaces, mais comportent des effets indésirables.
Le capsaïcine (extrait de piment rouge en patch) : il ne dispose pas réellement d’efficacité.
Notez que ces traitements sont aussi valables pour les femmes enceintes qui souffrent de douleurs post-zostériennes. Cependant, en cas d’allaitement, il faudra éviter la prégabaline dont les effets sur le bébé ne sont pas encore très connus.
La névralgie zostérienne est une douleur chronique. Elle risque d’apporter beaucoup de changements dans la vie quotidienne. Il est donc important de se faire accompagner pour apprendre à vivre avec la situation et l’accepter. Le soutien psychologique est utile pour surmonter les désagréments liés à la douleur après le zona. On parle surtout des troubles du sommeil et de la diminution de l’appétit.
Se tourner vers un médecin spécialisé en gestion de la douleur peut s’avérer également être une solution sur le long terme pour améliorer la qualité de vie et limiter les complications de névralgie post-zostérienne.
Le vaccin Zostavax contre le zona peut être utile sauf chez les séniors (plus de 70 ans) et les personnes immunodéprimées (dommage c'est là où les personnes en auraient le plus besoin...).
La douleur post-zostérienne peut durer plusieurs mois ou années. Il arrive aussi parfois qu’elle ne disparaisse pas.