Névrome de morton
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Les pieds sont une des parties les plus sollicitées du corps humain. Entre les mouvements de marche, de course, les divers sports, le port des chaussures inadaptées, les hauts talons et les chaussures étroites, ils sont parfois maltraités. C’est pourquoi ils sont susceptibles d’être atteints par divers syndromes et pathologies. Le névrome de Morton en est un. Ce dernier est responsable de sensations de brûlure au niveau des orteils. Diagnostic et traitements, vous êtes au bon endroit.
Un névrome désigne une tumeur bénigne d’un nerf. Le névrome de Morton est le nom du névrome qui touche les nerfs du pied.
Cette pathologie s’explique par l’épaississement des nerfs au niveau de leur passage, entre les têtes des os des doigts de pied (les métatarses).
Dans sa forme classique, le névrome de Morton se localise entre le 3e et 4e espace métatarsien.
Le névrome de Morton est souvent rencontré chez des femmes de la cinquantaine. Mais tous les adultes peuvent être touchés.
Cette maladie interdigitale des pieds se distingue par une brûlure ou une douleur intense à type décharge électrique, ou « caillou ». Cela se ressent le plus souvent au niveau du 3e et 4e orteil ou entre le 2e et le 3e.
Cette douleur s’accentue surtout par la station debout et la marche. Elle est diminuée par le déchaussage.
Le sujet qui en souffre ressent aussi des troubles de sensibilité au niveau du pied concerné. Ces derniers se manifestent par des fourmillements ou picotements.
Le médecin perçoit une sorte de boule entre les orteils concernés. La pratique cause également une reproduction des douleurs.
Ce sont principalement des examens d’imagerie.
a) Une échographie
L’échographie constitue un examen de référence dans le cadre d’un névrome de Morton. Elle permet de confirmer la présence d’un névrome.
b) Une IRM
En cas de doute, la réalisation d’une IRM permet d’éclaircir le diagnostic. Il est plus performant par rapport aux autres examens, mais plus cher et moins disponible.
Un médecin généraliste ou un médecin du sport peut prendre en charge le patient souffrant d’un névrome de Morton.
Ils orienteront si besoin vers un avis plus spécialisé, tels que le rhumatologue ou le chirurgien orthopédique.
Le pharmacien et les autres professionnel de santé de ville peuvent également apporter leur aide en orientant et conseillant le patient.
Pour soulager les symptômes du névrome de Morton, les solutions reposent surtout sur l’administration de médicaments.
En première ligne, on opte pour :
le paracétamol ;
des chaussures larges et souples, exemptes de hauts talons pour limiter la compression ;
les semelles orthopédiques de décharge ;
le repos, qui consiste à éviter le piétinement, les sauts et les marches prolongées.
En deuxième ligne vient l’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens ou AINS :
en application locale pour un effet modeste et fugace (ex: diclofenac en gel);
par voie orale, à l’exemple de l’ibuprofène ou naproxène.
En troisième ligne, on a recours à des antidouleurs plus puissants, à l’instar de :
morphine ;
codéine ;
tramadol.
Si les résultats des autres options ne suffisent pas, l’administration de corticoïdes se fera en quatrième ligne, par voie orale en cure courte.
En option, les corticoïdes par voies injectables s’avèrent efficaces pour soulager les symptômes du névrome de Morton. Toutefois, ils n’ont qu’un effet antalgique transitoire, donc le bénéfice est incertain.
Certains traitements sont à éviter, à cause de leurs effets secondaires :
Coxibs, acéclofénac, diclofénac, piroxicam: ce sont des anti-inflammatoires. Ils présentent trop d’effets indésirables alors qu’ils ne sont pas plus efficaces que les autres traitements ;
kétoprofène : son administration par voie orale n’est pas sans séquelles pour l’appareil digestif. En gel, ses effets néfastes sont plus nombreux et plus nocifs par rapport aux autres anti inflammatoires.
Si les symptômes persistent malgré les traitements médicaux réalisés, il vaut mieux traiter définitivement la maladie, par :
une chirurgie d’excision ;
une chirurgie de libération percutanée du nerf.
Pendant les périodes qui suivent les opérations, il faut veiller à :
s’abstenir de fumer afin de faciliter la cicatrisation ;
ne pas appliquer de la glace pour éviter les risques de constrictions des petits vaisseaux.