Malaise vagal
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Le malaise vagal est secondaire à une chute brutale de la tension artérielle. Il peut engendrer une perte de connaissance, ou se répéter, handicapant la vie des personnes atteintes. Dans cet article, vous trouverez tout ce qu’il y a à savoir sur ce type de malaise.
« Malaise » indique une indisposition.
Le terme « vagal » fait référence au nerf vague qui contrôle la le calibre des petites artères et la fréquence cardiaque, en autre.
Le malaise vagal est l'indisposition provoquée par l'augmentation du calibre artériel réflexe, ayant pour cause une réaction inappropriée du nerf vague. Ce phénomène engendre une baisse de la pression artérielle.
La faible pression sanguine ralentit le débit du sang qui doit irriguer le cerveau. C'est ce qui provoque une lipothymie, une sensation imminente de perte de connaissance.
Le malaise vagal est très répandu chez les personnes âgées de 15 à 30 ans. C’est le syndrome responsable des 75 % des cas de perte brusque de connaissance.
Voici les contextes favorables au malaise vagal :
la station debout prolongée ou brutale ;
la chaleur, les émotions, les grands magasins, la fatigue, la faim, la douleur, le mal de transport… ;
et la prise de médicament antihypertenseur ;
la maladie de Parkinson et le diabète.
Le malaise vagal est caractérisé par des circonstances particulières que le patient décrit bien. La durée du malaise est inférieure à 3 minutes.
Le patient déclare avoir une sensation de chaleur, une hypersudation et des palpitations.
À ces symptômes s’ajoutent :
les vertiges ;
les troubles de la vue ;
la déficience auditive ;
les diarrhées ; la douleur abdominale ;
les nausées ;
la perte de connaissance brève avec retour à la connaissance rapide ;
les maux de tête ;
et la faiblesse des jambes.
Au décours du malaise vagal, on peut observer une pression artérielle basse (inférieure à 90 mmHg) et une augmentation de la fréquence cardiaque (au dessus de 100 par minutes).
On découvre une pâleur cutanée.
Le malaise vagal peut être jugé compliqué lorsqu’il se répète.
Les symptômes du malaise vagal sont incompatibles avec les signes suivants :
perte de connaissance prolongée ;
absence de respiration ;
pouls irrégulier, lent ou absent ;
des signes neurologiques.
En cas d’apparition de ces symptômes, contactez le 15 (service d’urgences).
Les autres causes de malaise sont exposés ici.
Les examens ne sont pas nécessaires. S’il y a d’autres malaises, il convient de réaliser les examens suivants pour éliminer les autres types de malaise:
biologie ;
ECG (électrocardiogramme) ;
radiographie pulmonaire ;
scanner cérébral ;
IRM.
Les professionnels de santé de ville conseillent le patient et l’orientent vers un médecin spécialiste. Le médecin généraliste, quant à lui diagnostique le malaise. Il fera appel si besoin au cardiologue pour un avis spécialisés.
En cas de doute devant une complication, il vaut mieux contacter directement les services d’urgences.
Le sujet doit s’allonger durant 10 minutes dès le début des symptômes.
Il faut contracter plusieurs fois les muscles des jambes et des bras afin de rechasser le sang vers le cerveau.
Pour traiter le malaise vagal, il convient de prendre des mesures physiques à titre de prévention des récidives. Pour cela, la personne doit enfiler des bas de contention pour essayer de remonter le sang de ses jambes vers son cerveau. Il doit suivre d’autres consignes telles que :
diminuer l’alcool ;
fractionner les repas ;
exercer une activité physique pour entraîner le cœur et le rein. Un coaching sportif est intéressant ;
avoir une alimentation augmentée en boisson et en sel. Le sel retient l'eau donc la tension est susceptible d'augmenter.
Le traitement médicamenteux doit rester exceptionnel. La miododrine GUTRON, un médicament qui mime l'adrénaline et la dopamine est à prendre en dernière option, en cas d’hypotension orthostatique sévère. Cela arrive dans le cadre des maladies neurologiques dégénératives. Il ne faut pas s’allonger dans les 4 heures suivant la prise de ce médicament.
Par contre il faut éviter les médicaments comme étiléfrine (EFFORTIL ou autre) et l’heptaminol (HEPT-A-MYL ou autre).
La durée totale de la crise est d’environ 15 minutes.
Il faut s’évertuer à trouver une cause pour la traiter (Situationnel, médicamenteux, ou pathologique). Si la personne a l’habitude de prendre des médicaments hypotenseurs, il faudra faire le ménage dans ses traitements.