Jeu pathologique
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Tout comme avec la drogue et l’alcool, la dépendance au jeu d’argent est également néfaste pour la santé physique et mentale. En plus d’engendrer un éloignement envers la famille et les proches, cela peut aussi détruire la vie professionnelle et conduire à des actes frauduleux pour pouvoir se financer dans les jeux. Il est de ce fait crucial de s’en libérer. On fait le point dans cet article.
Le jeu pathologique correspond à une forme d’addiction compulsive aux jeux et aux paris malgré le souhait de s’arrêter.
On connaît aussi cette maladie sous les noms de : jeu compulsif, jeu excessif, ou ludomanie.
Il s’agit d’un trouble de l’impulsion envers les jeux d’argent (loterie, machines à sous…). Ce type de divertissement permet de fuir les émotions douloureuses et se traduit par une dépendance liée à l’espoir du gain.
Ces émotions sont accentuées par la mécanique du jeu, qui fait croire au joueur que le gros lot est à portée, qu’il est contrôlable. Cela se fait grâce à la fréquence des gains minimes qui poussent à rejouer constamment pour encaisser de plus grosses sommes.
Le syndrome maniaque et le syndrome addictif font partie des principales sources de cette maladie.
Il y a 5 fois plus d'hommes que de femmes touchés par cette pathologie. Le jeu pathologique concernerait 1 à 2 % des adultes.
Les symptômes de cette maladie sont majoritairement d’ordre psychiatrique et affectent différents points.
L’humeur: le joueur ressent de l’excitation ou de l’apaisement lorsqu’il participe au jeu. Et, à l’inverse, il souffre d’agitation et d’irritabilité lors des tentatives de diminution ou d’arrêt.
Les pensées: le malade a une préoccupation constante par le jeu. Il éprouve le besoin de jouer avec des sommes croissantes pour en maintenir les effets ce qui peut être préjudiciable pour les finances.
Le plan affectif : on constate une diminution des relations affectives et un éloignement vis-à-vis de l’entourage.
Les activités : Les efforts pour se contrôler sont de plus en plus infructueux. Mentir à ses proches devient une habitude. Il arrive souvent de vouloir retourner jouer pour diminuer les pertes, il peut même agir de façon illégale pour se financer.
Lorsque l’addiction au jeu prend de plus en plus d’ampleur dans la vie du malade, cela peut entraîner d’autres problèmes plus graves comme : l’envie suicidaire et la toxicomanie (alcool, tabac, drogues, abus de médicaments...).
Les professionnels de santé pourront orienter et conseiller sur la conduite à tenir face au problème de jeu compulsif.
Le médecin généraliste, lui, pourra réaliser le diagnostic.
Puis, pour les avis spécialisés, le psychiatre ou le psychologue est requis.
Les traitements de référence du jeu pathologique regroupent généralement :
la psychothérapie cognitive et comportementale ;
les groupes d’entraide ;
l’autorestriction.
Il faut surveiller le patient pour ne pas qu'il se mette en danger financier.
Pour lutter contre cette complications, une sauvegarde de justice, une tutelle ou une curatelle sera parfois nécessaire.
Il faut faire le ménage dans le médicament puisque certains produits sont des inducteurs de jeu pathologique. Par exemple, certains anti dépresseurs.
Afin de prévenir l’addiction au jeu, le message de prévention le plus adéquat serait d’interdire la publicité. Il faudrait également inclure un rôle de l’état et des réglementations bien fermes par rapport à l’âge des joueurs ou encore les modalités des jeux proposés.