Erythème polymorphe
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L’érythème polymorphe est un trouble de la peau assez rare caractérisé par des lésions en forme de cible. Les principales causes de cette maladie restent encore incertaines et l'errance diagnostic est élevée. Nous allons faire le point dans cet article.
L’érythème polymorphe est une réaction inflammatoire de peau qui se présente sous forme de lésions cutanées ou encore de rougeur. La maladie avait fait son apparition pour la première fois en 1963. Le mot érythème vient du mot grec « eruthêma » ou rougeur sur la peau. « Polymorphe » se réfère aux diverses formes que peuvent prendre les éruptions.
L’érythème polymorphe surviendrait suite à une réaction allergique à une infection, notamment l’herpès, ou à un type de pneumonie (Mycoplasma pneumoniae) ou une infection génitale à Chlamydia . L’origine peut être également une intolérance à certains types de médicaments.
L’érythème polymorphe s’observe surtout chez les enfants et les jeunes adultes.
Le patient ressent généralement une douleur buccale. La douleur entraîne un manque d’appétit à cause des douleurs ressenties au moment d’avaler.
Lorsque les lésions apparaissent au niveau de la peau, elles occasionnent une sensation de démangeaison ou de légère brûlure.
Signes dermatologiques
Elles se caractérisent par l’apparition de rougeur parfois indurés, en forme de « cible » ou « iris » ou «cocarde ». Celles-ci sont de couleurs rouges avec un centre violacé, le tout entouré par un halo rose. Parfois, les anneaux se présentent en rouges concentriques contours marqués. Des microvésicules ou des bulles apparaissent ultérieurement.
Les lésions apparaissent de manière symétrique sur les extrémités des membres : les paumes des mains, les plantes des pieds, les coudes, les chevilles, les genoux et l’avant-bras. Elles peuvent également se manifester sur les muqueuses et prendre la forme d'aphtes buccaux.
Signes rhumatologiques
En plus des lésions cutanées, des douleurs articulaires aigües peuvent apparaître.
Analyse biologique
Cela consiste à essayer de détecter des anticorps par immunofluorescence indirecte. Cette technique permet de savoir si la maladie est d'origine auto immune. Le test est négatif.
Analyse par biopsie
L’analyse par biopsie ne révèle pas non plus de maladie auto immune.
On constate uniquement une bulle sous épidermique avec une nécrose de l'épiderme.
Les professionnels de santé de ville peuvent orienter et conseiller le patient sur la maladie.
Un médecin généraliste peut diagnostiquer la maladie et prescrire un traitement efficace. Il aura parfois recours à l’avis d’un dermatologue pour ne pas confondre les symptômes avec d’autres maladies cutanées.
Le choix du traitement anti douleur est déterminé en fonction des zones d’apparition des douleurs.
1er choix
La prise de lidocaïne buccale est recommandée dans le cas où les lésions se localisent dans la bouche. C’est une puissante anesthésie locale qui soulage les douleurs digestives et buccales. Elle ne doit pas administré à de trop forte dose pour ne pas entraîner des troubles de la déglutition.
2ème choix
Les lésions localisées sur le corps peuvent bénéficier d'un traitement temporaire par des corticoïdes cutanés. Ils se présentent sous forme de crème, de pommades ou de lotion.
3ème choix
Le patient peut également utiliser des médicaments à base de cétirizine. Ce sont des antihistaminiques de deuxième génération conçu pour traiter les allergies.
Il n’existe pas de traitement capable d'accélérer la guérison de la maladie.
Les lésions disparaissent spontanément au bout de 2 à 4 semaines selon leur localisation. Les récidives sont fréquentes mais diminuent avec le temps.
Cela consiste à traiter l’infection à l'origine de l'éruption cutanée. Si l’éruption a lieu à cause d'un médicament, il faudra réévaluer son utilité (les plus fréquents sont : sulfamide, barbiturique, pénicilline, la vaccination).