Arthrose de hanche
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L’arthrose fait partie des affections ostéoarticulaires douloureuses les plus communes. Dans cet article, nous allons parler de l’arthrose de la hanche. Elle est répandue chez les séniors causant handicap et perte d’autonomie. Découvrez les causes, le diagnostic et les traitements de cette pathologie.
L’arthrose est une pathologie chronique de l’articulation caractérisée par une altération progressive et irréversible des cartilages articulaires.
L’arthrose est également appelée rhumatisme, c'est un terme générique qui signifie qu'il y a une atteinte articulaire.
La cause de l’arthrose demeure inconnue. Elle se manifeste par la diminution progressive du cartilage articulaire, une remodelisation de l’os sous-jacent (qui gonfle), conduisant à un phénomène inflammatoire de l’articulation.
Toutefois, on connaît aussi plusieurs facteurs de risque de la maladie, à savoir :
l’âge: l’arthrose de hanche survient généralement après l’âge de 60 ans ;
les contraintes mécaniques effectuées par l’articulation concernée, en pratiquant des activités physiques intenses ;
les facteurs génétiques ;
les anomalies anatomiques de l’articulation : la déformation congénitale ou des séquelles acquises au cours du temps.
Le cartilage est chargé de protéger la surface osseuse et aide à la mobilité de l’articulation, d'où la survenue de douleurs en cas d'atteinte.
L’arthrose de la hanche est l’une des pathologies rhumatismales les plus fréquentes. Elle touche à peu près les hommes et les femmes d’âge supérieur à 60 ans. On estime que l’arthrose de la hanche affecte entre 6 % et 25 % des personnes âgées de plus de 60 ans.
Les symptômes
C'est une douleurs d’intensité variable, localisée au milieu de la cuisse et irradiante dans le genou. Les douleurs évoluent en poussées matinales ou journalières durant plusieurs jours à plusieurs semaines. Ils sont accentués par la mobilisation (accroupissement, marche, escalier, station assise prolongée, monter dans la voiture, faire ses lacets...), et diminués par le repos.
Une sensation de raideur articulaire se manifeste aussi le matin, ce qui nécessite un dérouillage matinal court (<60 minutes).
À la marche, une boiterie peut survenir.
C'est une douleurs d’intensité variable, localisée au milieu de la cuisse et irradiante dans le genou. Les douleurs évoluent en poussées matinales ou journalières durant plusieurs jours à plusieurs semaines. Ils sont accentués par la mobilisation (accroupissement, marche, escalier, station assise prolongée, monter dans la voiture, faire ses lacets...), et diminués par le repos.
Une sensation de raideur articulaire se manifeste aussi le matin, ce qui nécessite un dérouillage matinal court (<60 minutes).
À la marche, une boiterie peut survenir.
Pour poser le diagnostic de l’arthrose de la hanche, le médecin effectue quelques examens cliniques à l’instar de l’inspection et de la palpation.
Lors d’inspection : il observe une diminution des amplitudes articulaires.
À la palpation : il constate des douleurs fessières survenant à l’accroupissement, des douleurs du plis de l'aine à la mobilisation de la cuisse, et un handicap de la hanche avec des contractures.
Pour les personnes âgées, si les douleurs sont récentes, on peut craindre une coxarthrose destructrice rapide. C'est une poussée d'arthrose sévère et rapide, avec douleurs inflammatoires ou mécaniques et un handicap important
a) Radiographies des deux genoux en charge
Afin de confirmer le diagnostic de l’arthrose de la hanche, les radiographies des deux genoux en charge sont nécessaires.
Pour ce faire, le médecin prescrit de radiographies :
de face: debout, coxofémorale en rotation interne de 15 ° ;
de profil: faux profil de Lequesne.
Une arthrose de la hanche fait observer les signes caractéristiques suivants :
un pincement articulaire entre le fémur et l'os en regard ;
des excroissances osseuses anormales
une perte osseuse.
Il est important de signaler qu’il n’y a aucun rapport entre l’atteinte radiologique et l’intensité des symptômes.
b) Biologie : si doute
En cas de doute, on effectue des tests sanguins pour apporter des suppléments d’informations sur la pathologie. Ils ne sont pas indispensables.
Cet examen comprend :
une analyse sanguine montrant l'absence de syndrome inflammatoire (VS et CRP sont normaux)
une analyse du liquide articulaire est rarement pratiquée pour des examens biochimique, cytologique et bactériologique. Les résultats respectifs montrent généralement : un taux de protéines <50 g/l, des leucocytes<2000 mm2 avec PNN<50 %, un test bactériologique négatif.
L’ostéonécrose de la tête fémorale est un signe évocateur de complication lors d’un diagnostic de l’arthrose de la hanche.
Le pharmacien ou un professionnel de santé de ville est utile afin d'orienter ou de conseiller sur les mesures à prendre. Une consultation chez un médecin généraliste est indispensable pour confirmer le diagnostic de la pathologie. S'il a besoin, il orientera vers un rhumatologue, qui est un spécialiste médical des articulations, ou vers un chirurgien orthopédique, pour un avis chirurgical.
La prise en charge de l’arthrose de la hanche est en premier lieu de diminuer les douleurs et de ralentir l’évolution des poussées.
a) Les traitements médicamenteux
Le paracétamol se situe en première ligne dans le cadre de l’arthrose de la hanche. C’est un antalgique du premier choix en cas de douleurs légères.
Si le paracétamol ne diminue pas les douleurs, les antiinflammatoires locaux peuvent être prescrits. Toutefois, ils ne doivent s’utiliser qu’en courte durée en raison des effets modestes et fugaces (ex : diclofénac en gel).
Les anti inflammatoires par la bouche comme l’ibuprofène ou le naproxène apportent aussi leur efficacité pour améliorer la douleur et abréger l’inflammation durant les poussées.
Si les douleurs sont sévères, le médecin peut ordonner des médicaments à base d’opioïdes tels : la morphine, la codéine et le tramadol.
Enfin, les corticoïdes PO peuvent s’employer en cure courte.
Des injections de corticoïdes effectuées directement dans l’articulation montrent un effet antalgique transitoire (pendant 3 semaines), sans amélioration fonctionnelle démontrée. Leurs bénéfices restent cependant incertains.
Certains médicaments sont à écarter à cause de leurs effets indésirables.
Le coxibs, l’aceclofenac, le diclofenac, le piroxicam : des anti-inflammatoires avec trop d’effet indésirable et pas plus efficace ;
le ketoprofene : par voie orale qui provoque des effets indésirables digestifs ; par gel : il surcroit d’effet indésirable par rapport aux autres AINS.
L’insaponifiables d’avocat et de soja : des effets bénéfiques inexistant, mais pas exempt d’effets indésirables.
le harpagophyton alias griffe du diable : c’est une plante africaine dont la racine est utilisée pour soulager les douleurs articulaires mineures. Des effets bénéfiques inexistant, mais pas exempt d’effets indésirables.
b) Les traitements non médicamenteux
La pratique des activités physiques est bénéfique.
L’électrostimulation quant à elle paraît apporter un effet négligeable, de type placebo.
Pour les traitements suivants, les bénéfices sont encore incertains mais ils peuvent être tentés tout de même:
la kinésithérapie : avec un bénéfice non démontré, mais sans risque démesuré, elle semble retarder la pose de prothèse de la hanche ;
les ultrasons ;
le port d’orthèse ;
l’utilisation d’une canne ;
l’application de chaud ou de froid ;
la balnéothérapie.
Si les médicaments antidouleurs ne font plus effet, et que l’arthrose de la hanche deviennent invalidantes et douloureuses, le recours à la chirurgie doit être proposé.
L’opération consiste à l’installation d’une prothèse de hanche. Le traitement s’avère apporter un résultat durable durant plus de 20 ans. Elle permet à nouveau la mobilité de l’articulation de la hanche sans douleur.
La prothèse est constituée d’une tige fémorale implantée à l’intérieur du fémur, et d'une cupule fixée sur l'os. L'intervention se fait sous anesthésie générale ou rachianesthésie. Il faut prévoir 3 à 5 jours d'hospitalisation.
2 voies d'abords chirurgicales sont possibles
Voie postérieure : choisie dans la majorité des cas : elles est plus facile, mais le risque de luxation est augmenté
Voie antérieure : elle est plus difficile, mais le risque de luxation est plus faible
Par contre, certains médicaments censés guérir ou prévenir l'arthrose de hanche sont à écarter :
l’acide hyaluronique en injection intra-articulaire : c’est un composé physiologique secrétée par certaines cellules de la synoviale, avec des effets indésirables parfois graves ne justifiant pas l’efficacité modeste ;
le glucosamide : les effet bénéfiques sont inexistant et il est non exempt d’effets indésirables ;
le chondroitine : une substance présente dans les cartilages avec des effets bénéfiques inexistant et non exempt d’effets indésirables ;
le diacereine : les effets indésirables sont disproportionnés et les effets bénéfiques non démontrés.
L'arthrose de hanche évolue lentement par poussées.
Pour prévenir l’arthrose de la hanche, mieux vaut arrêter de prendre des médicaments qui causent des douleurs articulaires. Il faut également envisager une réduction pondérale pour les personnes en situation de surpoids, même si ce facteur de risque est encore mal évalué.