placenta praevia
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Le placenta prævia est une mauvaise nouvelle que les futurs parents apprennent lors de l'échographie maternelle. Dans cet article, nous allons découvrir en détail ce que c’est qu'un placenta prævia, et quelles en sont les conséquences.
Le placenta prævia désigne une implantation basse du placenta trop proche du col de l'utérus. Ce défaut d’implantation peut causer un décollement puis une hémorragie du placenta lorsque le col s'ouvrira.
Le placenta prævia peut être découvert en début de grossesse. On en distingue 4 types :
Placenta prævia latéral : le placenta est inséré sur le segment inférieur, à 2 cm de l’orifice interne du col.
Placenta prævia marginal : il touche l’orifice interne, mais ne le recouvre pas.
Placenta prævia partiellement recouvrant : il obstrue une partie de l’orifice interne.
Placenta prævia totalement recouvrant : il bouche la totalité de l’orifice interne.
Heureusement, il disparaît le plus souvent vers 28 semaines d’aménorrhée grâce à la croissance de l'utérus. C'est sa persistance qui pose problème.
Différents facteurs de risque ont été identifiés :
âge maternel avancé ;
mère ayant des malformations utérines, fibromes sous-muqueux, endométrites ;
antécédents maternel de placenta prævia, d’accouchement par césarienne ou de fausses-couches avec aspiration endo-utérine ;
nombreuses grossesses ;
tabagisme.
La placenta praevia concerne 1 grossesse sur 250.
Le placenta prævia reste longtemps silencieux jusqu’en fin de grossesse. Il se manifeste parfois par une perte de sang importante, brutale et indolore. Il s’agit d’une hémorragie anormale de sang rouge d’origine utérine.
Lors de la consultation, la pression artérielle et la fréquence cardiaque de la mère sont prises.
Le praticien inspecte à l’aide d’un spéculum et observera un saignement d’origine endo-utérine.
Il faut noter que le toucher vaginal est contre-indiqué en cas de placenta prævia.
La complication la plus fréquente du placenta prævia est le choc hémorragique de la mère (par perte brutale de sang) et donc la mise en danger du bébé.
Pour confirmer le diagnostic du placenta prævia, il convient de réaliser différents examens.
Examen biologique sanguin
En cas de placenta prævia, l’examen sanguin cherche à savoir si la maman présente une anémie. On s'assurera bien que la carte de groupe sanguin soit valable.
Electrocadiotocogramme
L’électrocardiotocogramme consiste à évaluer la vitalité fœtale à l'aide de patch que l'on colle sur le ventre de la maman.
Échographie
L’échographie permet en même temps d’évaluer la vitalité du fœtus et d’établir le diagnostic de placenta prævia.
Lors des examens, certains signes évoquent des complications. C’est le cas notamment de la bradycardie fœtale (fréquence cardiaque inférieur à 120 battements par minute) et de la tachycardie fœtale (supérieur à 160 battements par minute). Cela traduit une souffrance fœtale.
Un pharmacien peut orienter et conseiller.
Un médecin généraliste ou une sage-femme peut dépister le placenta prævia. Le gynécologue et les urgences obstétricales délivreront les soins nécessaires.
Pour soulager la douleur, il faut prendre du paracétamol. Au besoin, celui-ci peut être remplacé par de la morphine, du tramadol ou de la codéine selon l'intensité des symptômes. En revanche, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) sont déconseillés.
En cas de placenta prævia, une surveillance hospitalière est indispensable jusqu’à l’accouchement par césarienne.
Pour éviter les complications du placenta prævia, la mère devra:
prendre des corticoïdes si l’accouchement est imminent avant 34 semaines d’aménorrhée : cela permet d'accélérer la maturation des poumons du bébé ;
prendre des immunoglobulines anti D (Rophylac) dans les 72 heures de l’hémorragie si la maman est de rhésus négatif et le bébé de rhésus positif. Cela permet de bloquer l'immunisation de la maman contre son bébé.
Une surveillance hospitalière est requise pour la maman et le nouveau-né.