Torsion de l'hydatide
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Les douleurs testiculaires est un motif de consultation qui inquiète. S'agit il d'une torsion de testicule (auquel cas c'est grave) ou de l'hydatide sessile ? De quoi s’agit-il exactement ? Découvrez dans cet article.
Du point de vue anatomique, l’hydatide est un petit sac enkysté. Elle se situe au-dessus des testicules près de l’épididyme. C’est un reliquat de la période embryonnaire (pendant laquelle le fœtus portait encore à la fois les sexes mâle et femelle).
La torsion de l’hydatide se définit donc par la torsion de cet appendice.
Cette pathologie testiculaire peut atteindre tous les individus de sexe masculin. Elle concerne surtout les enfants entre 5 à 10 ans.
La torsion de l’hydatide se manifeste principalement par une douleur brutale au niveau du pôle supérieur du testicule.
Le patient qui souffre de cette maladie a une température normale.
A l’examen clinique, le médecin remarque certaines caractéristiques de la maladie.
On peut observer une tuméfaction bleutée de quelques millimètres au pôle supérieur du testicule. Elle peut être mise en évidence par une transillumination du testicule (on prend une lampe et on observe par transparence).
On aperçoit aussi une grosse bourse érythémateuse. En d’autres termes, le scrotum rougit et gonfle.
Lors de la palpation, le réflexe crémastérien est présent : le frottement de la partie interne de la cuisse fait remonter le testicule.
D'autres douleurs testiculaires sont possibles.
L’échographie est importante dans le cadre du diagnostic de cette maladie. Si le patient souffre d’une torsion de l’hydatide, l’échographie montre une lésion nodulaire hypoéchogène de quelques millimètres au dessus du testicule.
L’écho Doppler montre que la lésion n'est pas vascularisée.
D’autres signes sont aussi visibles, comme :
une hypertrophie de la tête de l’épididyme ;
un épaississement du scrotum ;
une hyperhémie (accumulation sanguine) au niveau de l’épididyme et du scrotum (visible surtout par le biais d’une écho Doppler couleur) ;
de l'eau dans le testicule (une hydrocèle) réactionnel.
En cas de suspicion de torsion de l’hydatide, il est conseillé de consulter un professionnel de santé.
En cas de doute avec la torsion testiculaire. On peut avoir recours aux urgences hospitalières.
Un médecin généraliste ou un pédiatre pour le diagnostic. Ils orienteront si nécessaire vers un urologue pour un avis spécialisé.
Un pharmacien ou un professionnel paramédical peut aussi aider en orientant et en conseillant.
Pour apaiser les douleurs, les antalgiques principalement administrés sont :
le paracétamol ;
les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) par voie orale comme l’ibuprofène ou naproxène.
Si les symptômes persistent et deviennent plus intenses, on a recours aux antidouleurs plus puissants :
codéine ;
tramadol ;
morphine.
Certains médicaments sont à proscrire :
Coxibs, acéclofénac, diclofénac, piroxicam : ce sont des anti-inflammatoires qui apportent trop d’effets indésirables alors qu’ils ne sont pas plus efficaces ;
kétoprofène : par voie orale, son administration est néfaste pour le système digestif. Par gel, ses effets indésirables sont plus inquiétants par rapport aux autres AINS.
La chirurgie n’est pas indiquée au cours d’une torsion de l’hydatide de Morgagni.
Il n’y a pas de moyens préventifs pour cette maladie.