Syndrome de l'essuie glace
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Le syndrome de l’essuie-glace ou tendinite du fascia-lata, ou encore syndrome de la bandelette ilio-tibiale est une inflammation du genou répandue chez les adeptes des courses à pied et du cyclisme. Ce syndrome étant très récurrent, faisant de lui la deuxième lésion la plus observée chez les sportifs. Il est de ce fait important de le connaître.
Le syndrome de l’essuie-glace est une affection due à une tendinite du fascia lata.
Le Tenseur du Fascia Lata est un muscle qui se situe à la partie externe de la cuisse et du genou. Plus précisément, il relie l’os iliaque (partie externe de la hanche) et le tibia.
Quand le coureur est en activité faisant des mouvements de flexion et d’extension, le tendon vient frotter le processus osseux. Le tissu conjonctif du tendon se frotte contre le condyle du fémur ce qui crée ainsi un mouvement identique à celui de l’essuie-glace. Cela amène alors à une inflammation.
Comme nous l’avons déjà expliqué, le syndrome est dû aux mouvements de flexion et d’extension répétitifs. Ces mouvements se répètent surtout chez les sportifs, notamment les coureurs de fond et les cyclistes. Ces derniers sont alors les plus exposés à cette lésion.
Beaucoup de facteurs peuvent engendrer l’apparition de cette lésion.
La première cause est le surentraînement : des trajets de course trop longue, des entraînements trop fréquents et le manque de repos.
Mais à part cela, il y a aussi :
la mauvaise posture au niveau du bassin et des membres inférieurs ;
les troubles morphologiques des pieds, notamment les pieds varus, pieds valgus ;
le mauvais choix de chaussures qui crée un inconfort ;
les antécédents de traumatisme: une entorse, une fracture, etc.
Le syndrome de l’essuie-glace se traduit par des douleurs à type de blocage ou de brûlure à la face externe du genou au-dessus de l’articulation entre le fémur et le péroné pendant l’exercice physique. La douleur se développe progressivement.
Cette souffrance peut varier en intensité, allant d’un simple inconfort à une douleur qui ne peut être ignorée et qui signe l’arrêt de l’entraînement. Dans certains cas, la douleur peut se faire sentir jusqu’au niveau de la hanche.
Le côté du genou qui fait mal est sensible au touché et peut être gonflé et chaud.
Après cet épisode, l’inconfort subsiste pendant deux ou trois jours lors des descentes d’escaliers par exemple. Puis spontanément, la douleur disparaît.
Après quelques jours, le coureur reprendra sa course et ressentira la même douleur au temps de course équivalent à la dernière fois.
Pour localiser la douleur, il faut reproduire la douleur à partir des tests :
Le test de Noble: on exerce une pression sur la face externe du genou, environ 3 cm au-dessus de l’articulation entre le tibia et le fémur tout en effectuant des mouvements de flexion de 30° et d’extensions, ce qui réveillera la douleur.
Le test de Renne: le patient réalise des mouvements de flexion et d’extension dans un angle de 30 à 40°, en appui unipodal, c’est-à-dire sur la jambe lésée.
Le diagnostic est majoritairement clinique et les examens complémentaires ne seront utiles que pour éliminer un diagnostic différentiel ou pour chercher l'origine du trouble.
Les clichés radiographiques et les IRM ne sont généralement pas utiles au diagnostic du syndrome de l’essuie-glace.
Il est nécessaire de faire un suivi de la lésion. Pour obtenir de bons conseils et être orientés correctement, parler à des professionnels de santé est le mieux à faire. En effet, sans réel traitement, la douleur ne partira que pour un délai limité et au pire, deviendra chronique.
Un médecin généraliste peut s’occuper du diagnostic. Il fera les bons tests et saura vous orienter.
Et si un avis spécialisé est nécessaire, un rhumatologue ou un médecin spécialisé en sport pourront donner un avis spécialisé.
Il existe plusieurs méthodes.
L’application de la glace, en enveloppant ce dernier dans une serviette ou un linge et en l’appuyant sur la zone douloureuse.
Le paracétamol est intéressant pour ses propriétés anti douleurs.
Il est également primordial d’avoir un repos articulaire d’environ deux à trois semaines. Et après le repos, des séances de kinésithérapie sont à prévoir.
D’autres options sont possibles. Il s’agit de la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens locaux. Néanmoins, ces derniers ont un effet modeste et fugace.
Quant aux anti-inflammatoires non stéroïdiens à voie orale, optez pour l’ibuprofène ou le naproxène.
Mais attention, évitez à tout prix :
les anti-inflammatoires avec trop d’effets indésirables, mais pas plus efficaces comme les Coxibs, acéclofénac, diclofénac, et piroxicam ;
le kétoprofène par voie orale et sous forme de gel: il possède plus d’effet indésirable par rapport aux autres anti-inflammatoires non stéroïdiens ;
Durant la phase de reprise, il est primordial de suivre des séances de kiné. Le kiné conseillera sur les exercices adéquats.
Le syndrome de l’essuie-glace est généralement bénin. Il est tout de même indispensable de suivre son évolution afin d’éviter une souffrance persistante.
Avant que la maladie n’apparaisse, ayez une bonne formation sportive. Cela évite grandement les nombreuses erreurs de manipulations du corps et les complications qui s’en suivent.
Pour les coureurs à pied, il est important de lutter contre les facteurs à risques.
Il faut par exemple privilégier le repos sportif. Il est également nécessaire de suivre une formation adéquate pour minimiser les risques de surentraînement et de blessures.
Si le patient est diagnostiqué comme ayant un pied valgus ou varus, il est conseillé de porter des semelles orthopédiques. Ces dispositifs compensent les divers déficits du pied et soulagent la douleur.