Pseudarthrose
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La pseudarthrose est la consolidation vicieuse d'une fracture. Les conséquences sont la persistance de la douleur. Découvrez dans cet article toutes les informations utiles sur cette maladie.
La pseudarthrose est la mauvaise consolidation du cal osseux 8 mois après une fracture.
Cette forme d’anomalie touche 5 à 10 % de toutes les fractures. Certaines situations peuvent augmenter la probabilité d’une pseudarthrose, tels que :
l’âge ;
le défaut de réduction (les os fracturés n'ont pas bien été mis bout à bout) ;
l’abord chirurgical ;
l’immobilisation insuffisante ;
l’appui précoce ;
l’infection ;
le tabac ;
l’alcool ;
la dénutrition.
Le risque s’avère plus élevé chez les personnes souffrantes des pathologies de thyroïde ou ayant un antécédent de ces dernières. Certains médicaments favorisent également la survenue de la pseudarthrose (vérifiez sur les boîtes).
Le principal symptôme de la pseudarthrose est la douleur qui persiste. Elle se manifeste à l’appui du foyer de fracture.
Lors d’une apparition de symptôme soupçonné d’une pseudarthrose, on recommande de consulter un médecin généraliste pour mener le diagnostic.
Une inflammation sur la partie fracturée dénonce une possible présence de la pseudarthrose. Elle se caractérise par une chaleur et une douleur associées à une rougeur.
On soupçonne également cette pathologie par une mobilité résiduelle du foyer de fracture.
Lors d’une pseudarthrose, la radiographie dévoile une persistance du trait de fracture, avec déplacement. Elle montre également que les matériaux utilisés pour réparer les os ne sont pas en place.
La radiographie permet également d'observer un os qui s’épaissit ou qui s'amincit anormalement.
L’examen par IRM ou scanner permet de compléter les informations.
Cet examen réalisé en médecine nucléaire se pratique lors d’une suspicion de trouble du métabolisme osseux. Mais il est ainsi rarement prescrit en pratique.
La prise en charge de la pseudarthrose est hospitalière. Elle peut être menée par :
les professionnels de santé qui orientent et conseillent les patients ;
un médecin généraliste qui s’occupe du diagnostic ;
un chirurgien orthopédique pour un avis spécialisé.
Le paracétamol figure dans le premier choix des traitements anti douleurs de premier recours. On peut également conseiller la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens. Il faut noter que le traitement local (par gel ) a un effet modeste et transitoire. Les anri inflammatoires par voie orale sont plus efficaces : l’ibuprofène ou le naproxène.
Les Coxibs, l’acéclofénac, le diclofénac, le piroxicam ne sont pas conseillés. Ces médicaments anti-inflammatoires produisent des effets indésirables importants et pas plus efficaces. Le kétoprofène par voie orale est également déconseillé. Il engendre des effets indésirables digestifs. En gel, il provoque plus d’effet indésirable que les autres anti inflammatoires en gel.
La morphine, la codéine et le tramadol sont des médicaments alternatifs, pour des douleurs plus élevées.
Le traitement curatif dépend de la gravité de la pseudarthrose.
Le patient doit porter seulement une attelle dans le cas où elle est peu invalidante
En cas d'ostéosynthèse stable ou de pseudarthrose avec os épaissit, on choisit le traitement par ultrasons, par ondes de choc ou par champs électromagnétiques. Les champs électromagnétiques n'ont cependant pas fait entièrement leur preuve.
En cas d’une pseudarthrose instable ou avec os mince, un traitement chirurgical est recommandé. L’intervention consiste en une exploration du foyer de fracture. On procède à la suite à une désinfection et un lavage avec bactériologie. La deuxième partie consiste à réaliser une excision du foyer de pseudarthrose (fibrose) ainsi qu’à une greffe d’os spongieux sur le foyer de fracture (le donneur est le patient lui même). La réparation de l'os n’a lieu qu’à la fin de l’intervention.
La meilleure façon d’éviter une pseudarthrose est de lutter contre les facteurs de risque qui engendrent une mauvaise consolidation osseuse.
le défaut de réduction (les os fracturés n'ont pas bien été mis bout à bout) ;
l’abord chirurgical ;
l’immobilisation insuffisante ;
l’appui précoce ;
l’infection ;
le tabac ;
l’alcool ;
la dénutrition.