Infection génitale à Mycoplasma genitalium
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L’infection génitale à Mycoplasma genitalium est une infection méconnue, mais relativement fréquente. Elle est considérée parmi les infections sexuellement transmissibles. Cette infection peut concerner les hommes comme les femmes. Voyons dans cet article les essentiels à savoir sur cette IST.
Mycoplasma genitalium, est le seul pathogène traité ici. Il a une croissance lente. Il est responsable d’infections aigüe et chronique.
Il ne faut pas le confondre avec Mycoplasma hominis. Celui-ci ne provoque pas de symptômes. C'est en effet une bactérie qui vit dans les voies urinaires et les organes génitaux et dont le rôle pathogène est contesté.
Mycoplasma genitalium se transmet par voie sexuelle. Autrement dit lors de contacts sexuels non protégés avec une personne infectée, il passe d'un individu à l'autre. Le contact sexuel peut être vaginal, anal ou oral.
L’infection génitale à Mycoplasma genitalium affecte 1 à 2 % des adultes.
Elle touche plus souvent les jeunes et les personnes d’âge mûr.
Le taux d’infection est plus élevé chez ceux qui ont plusieurs partenaires sexuels ou qui pratiquent des rapports sexuels non protégés (ceci est valable pour toutes les infections sexuellement transmissibles).
Le diagnostic de cette maladie est souvent tardif ce qui peut entraîner sa propagation.
Les symptômes apparaissent généralement 1 à 3 semaines après l’infection initiale.
Chez les hommes, ils comprennent des écoulements et des brûlures du gland, ainsi que des brûlures urinaires.
Chez les femmes, l’infection se manifeste par des pertes vaginales variables (abondantes, jaune ou verte ou de sang), et une douleur en bas du ventre qui persiste.
Parfois, l’infection génitale à Mycoplasma genitalium est associée à des complications.
Épididymite : il s’agit d’une inflammation du dessus du testicule (l'épididyme). Elle est caractérisée par le gonflement du dessus du testicule avec une douleur brutale lorsque le testicule n'est pas maintenu et des signes inflammatoires au niveau de la peau du testicule.
Arthrite réactionnelle : elle correspond à une douleur articulaire qui se produit en réponse de l’infection.
Infertilité.
Retentissement sur la grossesse : cela peut être des fausses couches ou une naissance prématurée.
Un examen biologique est indispensable à la confirmation du diagnostic de l’infection génitale à Mycoplasma genitalium.
Il consiste à faire des prélèvements (vaginaux, ou à partir de l’urine du matin) pour effectuer une culture. Celle-ci peut être difficile, car la croissance de la bactérie est lente. Elle a des exigences particulières pour se multiplier in vitro. C'est pourquoi il est donc préférable de passer par la PCR, plus commode.
Il faudra en profiter pour faire les dépistages des autres maladies sexuellements transmissibles (VIH, hépatite B-C, syphilis...)
Pour une bonne prise en charge, et afin d’accélérer le traitement, il faut se diriger vers des professionnels.
Les professionnels de santé de ville orientent et conseillent.
Un médecin généraliste diagnostique et traite. Il adressera rarement aux spécialistes.
Un gynécologue, un urologue ou un infectiologue peuvent donner des avis spécialisés concernant l’infection.
En première ligne de traitement, on prescrira un antibiotique tel qu'azithromycine (avec une dose de 500 mg le premier jour puis 4 x 250 mg durant 4 jours), ou que doxycycline avec une dose de 100 mg, deux fois par jour, à prendre pendant 7 jours suivis par l’azithromycine (1 g puis 2 x 500 mg durant 3 jours).
Sinon, en deuxième choix, on il existe les traitements suivants :
La josamycine par voie orale : 1g, à prendre 2 fois par jour pendant 14 jours ;
ou la Moxifloxacine : 400 mg à prendre tous les jours pendant 10 jours (prolonger à 14 jours s’il y a des complications ou des infections rectales).
En dernier choix, on donnera la pristinamycine et la minocycline.
Pour voir s'assurer de l'éradication de la maladie, il faudra faire un test de contrôle 5 semaines après la fin du traitement.
Afin de prévenir l’infection génitale à Mycoplasma genitalium, utiliser des préservatifs ou éviter les rapports sexuels tant que l’infection persiste (jusqu'à preuve du contraire).
Il est important de se faire traiter et de traiter le conjoint ou les partenaires sexuels des 2 derniers mois.
Le dépistage systématique chez une femme enceinte n’est pas justifié.