Balanite infectieuse
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Rougeurs au niveau du gland, pénis douloureux, il s'agit peut-être d’une balanite infectieuse. Il s’agit d’une maladie pouvant toucher les hommes de tout âge. Dans cet article, nous allons faire le point sur cette affection intime : diagnostic, symptômes, traitements et prévention.
La balanite désigne une infection ou inflammation de l’extrémité renflée du pénis qu’on appelle le gland.
La posthite, quant à elle, indique l’inflammation du prépuce qui est la fine couche de peau qui recouvre le gland.
Lorsque la balanite conduit à une inflammation du prépuce, on parle alors de balanoposthite.
Elle peut être aigüe (moins de 4 semaines) ou chronique (plus de 4 semaines).
La balanite peut avoir de multiples origines. Si vous avez un doute: allez voir la page “rougeur du gland”.
Lorsqu’elle est due à une infection, c’est le plus souvent par le Candida albicans, plus rarement Gardnerella vaginalis.
Rarement, il s’agit d’une infection sexuelle par des germes comme Trichomonas vaginalis ou Mycoplasma genitalium.
Lorsqu'il s’agit de la syphilis, référez vous à ce chapitre; ou lorsqu'il y a un écoulement: voir urétrite à Streptocoque B.
lI existe quelques facteurs de risque qui favorisent son apparition à savoir :
le phimosis (resserrement du prépuce) ;
les non-circoncis ;
le diabète ;
la prise d’antibiotique.
La balanite aigüe peut toucher les enfants comme les adultes de sexe masculin.
Les principaux symptômes de cette maladie du gland sont :
une douleur à la miction ;
une douleur au gland ;
une rougeur du gland
un écoulement purulent.
L'examinateur retrouve une inflammation de l’extrémité du pénis et un écoulement blanchâtre.
Les signes en faveur de balanite candidosique sont :
un caractère récidivant ;
la présence de pustules ;
une candidose vulvovaginale chez la partenaire.
Les signes en faveur d’une infection à Trichomonas vaginalis
lésion étendue
odeur nauséabonde
Les signes en faveur de Gardnerella vaginalis ou mycoplasma genitalium
pas de signe spécifique
Un écouvillonnage est parfois utile pour confirmer le diagnostic de la balanite infectieuse. Il s’agit d’un examen direct et une culture sur Sabouraud. Cette culture permet d’identifier le germe responsable de l’infection (Candida albicans) : présence de pseudo filaments.
Les autres germes identifiables sont: Gardnerella vaginalis, Trichomonas vaginalis, Mycoplasma genitalium
NB: Herpès virus: voir chapitre correspondant, Syphilis: voir chapitre correspondant, Streptocoque B: voir urétrite
Le pharmacien ou professionnel de santé paramédical peut donner quelques conseils indispensables pour orienter.
Le médecin généraliste et le pédiatre seront en mesure d’effectuer le diagnostic complet.
Pour soulager la douleur au cours d’une balanite infectieuse, le paracétamol est l'antidouleur le plus indiqué.
Une bonne hygiène permet de traiter la plupart des infections et c’est aussi le cas de la balanite infectieuse. Pour ce faire, réaliser une toilette au savon surgras et des bains antiseptiques 4 fois par jour.
Si la maladie est d’origine fongique, on conseille l’application d’éconazole en crème.
Si c’est Gardnerella vaginalis: métronidazole par voie orale.
Si c’est Trichomonas: on conseille de prendre un antibiotique dit “azolé”.
Si c’est Mycoplasma genitalium: prendre un antibiotique.
Pour herpès, syphilis et gonocoque: voir les chapitres correspondants.
Généralement, la balanite infectieuse évolue vers la guérison en moins de 4 semaines.
Le meilleur moyen de prévenir la balanite infectieuse est de lutter contre les facteurs de risque. Pour cela, il faut limiter les irritants.
En cas de phimosis, c'est-à-dire de rétrécissement du prépuce, il faut éviter de décalotter brutalement le pénis au risque de créer un traumatisme et une infection.
En cas de germes sexuels: il faut traiter le partenaire et porter des préservatifs jusqu’à guérison.