Si l'impact est important: envisagez ces traitements mais sachez qu'aucun n'a fait réellement ses preuves
Si l'impact est important: envisagez ces traitements mais sachez qu'aucun n'a fait réellement ses preuves
Traitements sonores
L’objectif des thérapies sonores est de diminuer la perception de l’acouphène en utilisant des stimulations sonores externes, et ce, afin d’habituer ou de masquer l’acouphène. Il existe différents instruments (aide auditive, implants cochléaires, générateur de son, lecteur mp3, ...) et différentes modalités de stimulation sonore (bruits blancs, musique, sons naturels, ...). Nous ne développerons ici que la tinnitus retraining therapy (TRT), qui constitue le traitement sonore le mieux connu et le plus étudié. Son principe est basé sur le modèle neurophysiologique de l’acouphène, et vise à habituer le patient à son acouphène. Pour produire cette tolérance à l’acouphène, le traitement s’appuiera sur deux piliers : une thérapie sonore et des séances de counseling. Lors des séances de counseling, le modèle physiopathologique de l’acouphène sera expliqué au patient pour qu’il puisse appréhender de façon rationnelle sa situation et qu’il puisse réagir de la façon adéquate lorsque le symptôme l’incommode. La thérapie sonore répond elle à un protocole bien précis qui dépend de l’importance des problèmes associés à l’acouphène (hypoacousie, hyperacousie). Ainsi, on pourra utiliser des aides auditives comme système de masquage (par un bruit blanc) et/ou comme système d’amplification en fonction de la situation. La durée du traitement est généralement de 12 à 24 mois, et son utilisation quotidienne doit être conséquente (6 à 8 heures/jour). Les résultats sont encourageants, puisque près de 80 % des patients traités rapportent une amélioration de leur symptôme15 .
Thérapies cognitivo comportementales
Elle aide le patient a faire face à son handicap, à l'accepter et à l'intégrer.
Médicaments
Aucun médicaments n'a prouvé son efficacité.
-Ginkgo biloba est plus dangereux qu'utile.
D'autres techniques sont en cours d'élaboration mais n'ont pas prouvés leur efficacité, citons:
-La stimulation magnétique transcrânienne répétée (rTMS), qui permet une stimulation cérébrale non invasive par une impulsion magnétique brève. Un des effets supposés est l’induction d’une plasticité synaptique neuronale.
- La neuromodulation acoustique20, technique qui vise par une stimulation auditive calculée en fonction des caractéristiques de l’acouphène, à diminuer l’activité spontanée des neurones corticaux auditifs.
- L’implantation cérébrale à demeure : une électrode multipolaire va être positionnée en regard du cortex auditif, pour stimuler la zone corticale qui génère l’acouphène. Cette technique expérimentale ne doit être réservée qu’aux patients présentant un acouphène particulièrement gênant, lorsque les autres thérapies se sont soldées par un échec.