Trichomonase lié à un rapport sexuel
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La trichomonase est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus répandues. Elle est plus fréquente chez les femmes et se transmet lors d’un rapport sexuel non protégé. Diagnostics, symptômes, traitement et préventions… nous allons faire le point sur cette IST.
La trichomonase est une infection sexuellement transmissible très courante. Elle est causée par un parasite : le Trichomonas vaginalis (alias trichomonases).
La trichomonase se transmet généralement par un contact sexuel non protégé. Elle est parfois asymptomatique durant plusieurs mois.
La trichomonase est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes.
a) chez les femmes
Dans la plupart du temps, cette maladie est asymptomatique.
Par contre, quelques signes peuvent apparaître :
écoulements vaginaux jaune verdâtre, parfois mousseux et malodorant ;
brûlures vulvovaginales ;
lésions inflammatoires vulvaires ou vaginales (œdème, rougeur, fissures, excoriations) ;
douleurs pelviennes basses ;
dyspareunie (douleur lors d’un rapport sexuel) ;
dysurie (douleurs à la miction)…
b) chez les hommes
Dans les cas où elle est symptomatique, voici les symptômes de la trichomonase chez les hommes :
Une urétrite : écoulement clair ou purulent.
Une dysurie (douleurs à la miction).
Des brûlures après rapport sexuel.
À l’examen au spéculum, on observe chez la femme un écoulement vaginal jaune verdâtre, parfois mousseux et malodorant. On observe également un aspect framboisé du col.
Chlamydiose
Écoulement vaginal inhabituel chez les femmes.
Écoulement blanc transparent de la verge chez les hommes.
Gonococcie
Écoulement jaunâtre au niveau de la partie génitale.
Herpès simplex
Lésions vésiculaires ou ulcéreuses douloureuses.
Candidose vulvovaginale
Écoulement blanchâtre évoquant le lait caillé.
Vaginose
Écoulements vaginaux malodorants évoquant une odeur de poisson.
Lichen
Lésions blanchâtres ou jaunâtres.
Dérangeassions.
Douleurs pendant les rapports sexuels.
Eczéma
Rougeurs.
Peau sèche.
Démangeaisons.
Psoriasis
Rougeurs.
Épaisse plaque sur la peau.
Irritation
L'irritation est souvent due à l’utilisation de spermicide, préservatif, diaphragmes, anneaux vaginaux, contraceptifs, tampons ou par l’irrigation vaginale.
Il ne faut pas confondre les signes de la trichomonase avec les troubles vaginaux liés à la ménopause.
Pour confirmer le diagnostic de la trichomonase liée à un rapport sexuel, il faudra réaliser :
un prélèvement des sécrétions vulvovaginales, pour les femmes ;
et un écouvillonnage urétral, pour les hommes.
On fera ensuite une culture microbienne afin de mettre en évidence la présence de Trichomonas vaginalis. Il est aussi possible d’effectuer une identification par PCR de son ADN.
L’examen au microscope est moins fiable.
Un médecin généraliste est parfaitement capable de faire le diagnostic et prescrire les traitements de la trichomonase liée à un rapport sexuel. Si besoin, il orientera vers un gynécologue.
Le pharmacien aura un rôle de conseil et d'orientation.
Le traitement de cette infection sexuellement transmissible repose sur la prise d’antibiotiques. On préconise notamment les nitro-imidazolés. Ils ont une efficacité jusqu’à 90 %. Parmi ces dérivés, les plus courantes sont :
Métronidazole 2g en prise unique ou 500 mg 2 fois par jour pendant 7 jours.
ou tinidazole 2g en prise unique.
Pendant la période du traitement, il faudra éviter de boire de l’alcool.
Pour les femmes enceintes et allaitantes, il est préférable de prendre le métronidazole qui est mieux connu.
Chez les hommes, les symptômes disparaissent spontanément en 10 jours suivant leur apparition. Chez les femmes, l’infection a souvent tendance à persister.
Lorsque les symptômes persistent 2 semaines après le traitement, il faudra refaire un test PCR. Pensez dans ce cas à un manque d’observance ou à une réinfection.
Pour prévenir la trichomonase liée à un rapport sexuel, il faudra éviter tout risque de contamination. Il est conseillé d’utiliser un préservatif lors d’un rapport sexuel avec un partenaire inhabituel.
Il est aussi important d’informer les partenaires sexuels au cours des 2 derniers mois afin qu’ils se fassent dépister.
Pour éviter tout risque de transmission de Trichomonas vaginalis, il est conseillé d’utiliser encore un préservatif durant les 7 jours après le traitement.
Un dépistage des infections sexuellement transmissibles (chlamydiae, gonocoque, syphilis, VIH, VHB) est aussi essentiel pour détecter une infection associée. Il faudra faire également attention à d’autres infections qui peuvent compliquer la trichomonase :
Cystite, urétrite chez les femmes ;
Prostatite, balanite, épididymite, infertilité chez les hommes.