Sinus pilonidal
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Gênant, douloureux et pouvant être le siège de diverses infections, le sinus pilonidal nécessite une surveillance méticuleuse. Il peut être un problème ponctuel ou devenir récurrent et altérer grandement la qualité de vie. Et, en l’absence de traitement, cela peut entraîner toute sortes de complications. Causes, symptômes, diagnostic, traitements, cet article vous dit tout sur cette maladie.
Un sinus pilonidal, également appelé kyste pilonidal, kyste sacro-coccygien ou maladie pilonidale correspond à une tuméfaction sous-cutanée de la région anale. Contenant des poils, ce kyste peut être responsable de poussées compliquées d’abcès.
Il est encore difficile de déterminer la cause véritable de l’apparition du sinus pilonidal.
Dans la majorité des cas, elle fait suite à la migration des poils sous la peau. Ces derniers créer un trajet fistuleux et le système immunitaire les considèrent comme des agents étrangers ce qui induit une réaction de défense inflammatoire. Il se forme alors un pseudokyste. Avec le temps, celui-ci peut s’infecter et entraîner la formation d’abcès ou de fistule anale chronique.
Le kyste pilonidal est une affection courante chez les adolescent et jeunes adultes. Elle est deux fois plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes.
Tout le monde peut contracter un kyste pilonidal, mais certaines personnes sont plus à risque.
Hommes
Personnes entre la puberté et 40 ans (l’âge moyen se situe entre 20 et 35 ans).
Les travailleurs qui restent assis toute la journée (comme les chauffeurs de camion et les employés de bureau). Ils sont le plus souvent victimes de microtraumatismes de la région anale.
Les personnes en surpoids
Les personnes ayant des poils épais ou rugueux : pilosité abondante.
La génétique: dans certains cas, un sinus pilonidal peut être héréditaire. Les antécédents familiaux de kyste pilonidal représentent un facteur prédisposant de son développement.
Le principal symptôme d’un kyste pilonidal se manifeste par une lésion anale douloureuse et invalidante.
Mais parfois, dans sa forme chronique, ce kyste peut ne pas provoquer de symptômes. On la soupçonne uniquement par la présence de petites fossettes ou une grande zone enflée et sensible entre les fesses.
Le sinus pilonidal se présente le plus souvent au niveau de la région anale, région du sillon interfessier. Il prend la forme d’une tuméfaction douloureuse et qui s’ouvre à la peau par un ou plusieurs orifices que l'on appelle «fistule ».
Un abcès pilonidal peut se former lorsqu’un sinus pilonidal s’infecte. Cela se présentera comme une région enflée et érythémateuse. À l’examen clinique, le médecin détectera une masse très douloureuse, fluctuante, tendue.
Si un sinus pilonidal infecté de façon chronique n’est pas traité correctement, il est possible de développer des fistules et abcès plus gros et s'étendant.
La prise en charge est faite par :
un pharmacien : il va orienter et conseiller sur les conduites à tenir face à l’affection ;
un médecin généraliste : il va établir le diagnostic.
Pour les cas de sinus pilonidal douloureux, vous pouvez soulager par du paracétamol ou un autre palier d’analgésique supérieur comme :
la morphine ;
la codéine ;
le tramadol.
Les anti inflammatoires (type ibuprofène...) sont à écarter, car ils peuvent aggraver l'infection.
Pour soigner le sinus pilonidal, réaliser un rasage mécanique méticuleux du sillon interfessier sur une largeur de 5 cm depuis l’anus jusqu’à la région pré sacrée. À faire une fois par semaine durant 3-4 semaines, cette technique permet de prévenir les infections.
Utiliser un siège ou un matelas gonflable pour atténuer les frottements.
Si le sinus pilonidal s'installe ou s'aggrave en abcès, il faut programmer une intervention chirurgicale pour enlever complètement le kyste. Par la suite, le chirurgien peut effectuer une chirurgie avec fermeture latérale. Avec ce type d’opération, le sinus pilonidal présente un taux de récidive à 1 an inférieur à 5 %.
Les techniques avec fermeture cutanée médiane, c’est à dire le long du sillon interfessier sont à éviter pour diminuer le risque d’infection et de récidive.
Certains traitements peuvent également être prescrits, notez toutefois qu’ils présentent des bénéfices incertains :
injections de phénol: manque une évaluation ;
ablation par radiofréquence: manque une évaluation.
Le sinus pilonidal peut perdurer plusieurs années et parfois être entrecoupée de rémissions. Un ou plusieurs kystes de retour peuvent se former dans la même zone (ou ailleurs, mais généralement dans le pli de vos fesses). Les rémissions surviennent à l’âge de 40 ans environ.
Bien qu’un sinus pilonidal ne mette pas la vie en danger en soi, il peut devenir plus difficile à traiter et se transformer en une maladie chronique. Ne pas hésiter à se faire accompagner.
Pour éviter de contracter d'autres kystes pilonidaux il faut insister notamment sur le rasage local des poils autour des fesses (une fois par semaine ou plus). Vous pouvez également essayer d’utiliser un produit d’épilation pour éviter d’avoir des poils incarnés.
Aussi, laver et sécher régulièrement les fesses (pour garder la zone propre).