Maladie fibrokystique du sein
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Les seins qui font mal sont toujours un sujet de préoccupation. Est ce bénin ou malin ? La maladie fibrokystique figure parmi les affections douloureuses sein. Découvrez ce que c’est dans cet article et comment en venir à bout.
La maladie fibrokystique du sein est une affection du sein très fréquente.
Elle est aussi connue sous d’autres appellations : modifications fibrokystiques, modifications fibroglandulaires, maladie bénigne du sein, mastite kystique chronique... Et parfois, on la désigne sous le terme médical de « dysplasie mammaire » (dysplasie veut dire « anomalie du développement »).
L'affection se caractérise par la formation de kystes et de nodules à l’intérieur du sein. Les kystes correspondent à des membranes renfermant du liquide ou d’autres matières et les nodules ici sont des renflements de tissu bénin.
La véritable cause n’a pas encore été clairement définie. Comme cette affection bénigne disparaît habituellement après la ménopause, les chercheurs supposent qu’elle peut être associée à une hausse importante du taux d’œstrogène.
Les chercheurs ont tout de même pu identifier divers facteurs qui favorisent l’apparition de la maladie fibrokystique du sein :
un début de règle précoce;
un nombre important de grossesses ;
un antécédent d'infection du sein
Les modifications de la structure du sein peuvent concerner les femmes âgées entre 25 et 50 ans. Mais elles touchent principalement les femmes entre 40 et 50 ans. Elle est très courante pendant la période autour de la ménopause.
La maladie fibrokystique du sein provoque des troubles qui surviennent au moment des règles. Ces troubles deviennent plus importants en cas d’ingestion de certains aliments.
Cette affection bénigne se manifeste par des symptômes tels que de la mastodynie des deux seins. Il s’agit de douleur des seins qui est surtout présente dans la partie supéro-externe (quadrant haut, situé près de l’aisselle). Parfois, il arrive aussi qu’il y ait un écoulement de sein.
Lors de la palpation de seins, on découvre des kystes en placards multiples qui sont à la fois sensibles et durs.
Si les médecins suspectent une mastite kystique chronique, ils prescrivent une mammographie ou bien une échographie.
Mammographie
La mammographie n’est autre qu’une radiographie spécifique des seins. Elle permet de détecter diverses anomalies telles que :
une fibrose blanche floue ;
des kystes blancs arrondis, bien limités.
Ces anomalies sont surtout localisées au niveau du quadrant supéro-externe.
Échographie mammaire
Efficace dans le diagnostic des nodules du sein, l’échographie mammaire peut révéler les kystes au sein de la fibrose.
Ponction ou biopsie
C’est uniquement en cas de doute sur un autre diagnostic que la maladie fibrokystique du sein que les médecins proposent soit une ponction soit une biopsie mammaire.
La biopsie mammaire consiste en un prélèvement chirurgical d’un échantillon du tissu du nodule. Cet échantillon sera examiné au microscope. C'est un examen plus performant mais plus invasif.
La ponction consiste à aspirer le liquide du kyste avec une aiguille fine. Au besoin, il est possible de recourir à une échographie pour guider la ponction. Cet examen est moins invasif que la biopsie mais aussi moins précis puisque la quantité de matière recueillie est moindre. Il a le mérite de dépister.
Dans le cadre d’une maladie fibrokystique du sein, il est toujours important d’exclure l’hypothèse d’un cancer de sein. Pour cela, la mammographie constitue l’examen de référence.
En cas de suspicion de maladie fibrokystique du sein :
Se rapprocher d'un pharmacien ou d'une sage femme pour bénéficier de conseils et d’orientation
Faire un diagnostic approfondi, avec un médecin généraliste ou un gynécologue.
Vous avez la possibilité de soulager les symptômes de la fibrokystique du sein par des antidouleurs. Les plus éprouvés sont le paracétamol, de l’ibuprofène ou du naproxène. Dans la même optique, le port de soutien-gorge bien ajusté est également recommandé.
Au besoin, prendre du flurbiprofène ; ou en dernier lieu, de la morphine.
À ce jour, il n’existe aucun traitement de la dysplasie mammaire dont l’efficacité a été prouvée. Différentes solutions peuvent parfois être proposées mais ils n'ont pas fait leur preuve.
Dans tous les cas, en l’absence de symptômes, il n’est pas utile de soigner l’affection.
Progestatifs oraux
Certains proposent la prise de progestatifs oraux du 15 au 25e jour du cycle. Cela semble améliorer l’équilibre œstro-progestatif. En première intention, on utilisera de la progestérone micronisée ou de la dydrogestérone (DUPHASTON). En cas d’échec de ces derniers, on pourra proposer :
du nomegestrol LUTENYL ;
de la chlormadinone LUTERAN ;
de la médrogestone COLPRONE.
Il faut savoir que les médicaments à base de progestérone peuvent donner des méningiome. Une IRM cérébrale avant traitement et réguliers sont nécessaires au maintien du traitement.
Ponction
Une ponction à aiguille peut être envisagée si le patient uniquement un kyste. Pour ce faire, le médecin utilise de fines aiguilles pour retirer le liquide à l’extérieur du kyste. Le fait de drainer le liquide pourrait en même temps soulager et réduire la taille du kyste.
Chirurgie
En général, une intervention chirurgicale est proposée en dernier recours. Elle est prescrite en cas d’échec des autres méthodes thérapeutiques. Elle consiste à enlever le kyste.
D’autres prises en charge sont parfois proposées, mais elles ne présentent aucune étude satisfaisante.
La dysplasie mammaire n’augmente en aucun cas le risque de cancer du sein.
Aucune étude n'est assez solide pour établir des recommandations fiables. Faute de mieux, les conseils actuels pour prévenir la maladie fibrokystique du sein sont :
de réduire la consommation de caféine ;
de limiter la consommation en graisse ;
d'éviter le sel ;
d'arrêter de fumer ;
de s’auto-examiner régulièrement les seins.