Contraception
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La contraception fait partie des méthodes de planification familiale par la régulation des naissances. Les méthodes contraceptives peuvent aussi être administrées pour des raisons sanitaires, financières et sociales. Dans cet article, vous allez découvrir la définition, les diagnostics, les examens, les traitements et les précautions nécessaires pour que vous puissiez choisir la méthode contraceptive qui convient.
La contraception désigne l’ensemble des moyens employés pour éviter les grossesses indésirables à la suite de rapports sexuels non protégés.
Le mode d’action des méthodes contraceptives consiste surtout à éviter qu’une fécondation ait lieu. Elle empêche alors le rencontre entre l’ovule (gamète produit par la femme) et le spermatozoïde (gamète produit par l’homme).
Pour ce faire, différents choix de méthodes contraceptives existent actuellement.
Celle qui bloque l’ovulation en régulant le cycle hormonal chez la femme. Cette méthode empêche les spermatozoïdes de se nicher dans l’utérus par l’intermédiaire des pilules, patch, implant ou stérilet aux hormones.
Celle qui empêche physiquement la rencontre entre l’ovule et le spermatozoïde. Elle se fait par l’utilisation de préservatif, diaphragme, cape cervicale ou par des méthodes chirurgicales.
Celles qui tuent les spermatozoïdes par le biais de stérilet au cuivre ou de spermicides.
De nos jours, la majorité des Françaises utilisent des méthodes contraceptives, avec un taux de 71 %.
Leurs utilisations peuvent commencer dès la puberté, soit :
à partir de 9 à 11 ans chez les filles ;
dès l’âge de 10 à 14 ans chez les garçons.
Outre la prévention contre la grossesse indésirée, la contraception hormonale s’emploie aussi parfois pour réguler le cycle menstruel et les règles douloureuses.
Avant de décider d’adopter des méthodes contraceptives, il est judicieux de consulter des professionnels de santé et de grossesse :
un pharmacien
un médecin généraliste ;
un gynécologue ;
une sage-femme ;
un expert au planning familial.
Il est à noter qu’il n’y a pas de méthodes contraceptives parfaites. Tous les traitements contraceptifs n’atteignent pas forcément un taux d’efficacité de 100 %. De plus, ils présentent tous des effets secondaires pour l’organisme. Ainsi, pour choisir un traitement de contraception, il est important de peser le pour et le contre de chaque traitement envisagé.
Les dispositifs intra-utérins ou DIU
Les DIU sont très réputés, car ils sont les plus efficaces. Il en existe plusieurs types.
Le stérilet cuivré à trois bras, en forme de T. On estime qu’il est efficace à 99,4 %. Son seul inconvénient est que son usage augmente la quantité de règles.
Le stérilet aux hormones comme le lévonorgestrel possède un très fort taux d’efficacité (99,8 %). De plus, son utilisation apporte des bienfaits tels que la diminution du risque de cancer de l’ovaire et de l’endomètre. Par contre, il peut entraîner des troubles du cycle menstruel et augmenter légèrement les risques de cancers du sein et du col de l’utérus.
Quoi qu’il en soit, avant d’utiliser les DIU, sachez qu’il est important de prendre en compte certaines recommandations comme :
s’assurer de l’absence de grossesse avant la pose ;
dépister la présence des chlamydiæ trachomatis (agent d’infection sexuelle), avant la pose. Cela évite l’aggravation des infections par le stérilet durant les 3 mois après la pose ;
attendre 4 semaines au minimum après un accouchement ou une IVG (afin de limiter la perforation de l’utérus).
Contrairement aux idées reçues, la prise des anti-inflammatoires n’est pas contre-indiquée après la pose des DIU.
Les pilules
La prise des pilules contraceptives est aussi très pratique en matière de contraception. Les choix sont d’ailleurs très vastes pour ce type de méthode.
Les plus courants sont les pilules oestroprogestative contenant 30 à 40 microgrammes d’éthinyl-œstradiol avec comme progestatif le lévonorgestrel. Son taux d’efficacité est de 92 %.
Ensuite, il y a la pilule oestroprogestative contenant 20 microgrammes d’éthinyl-œstradiol avec comme progestatif le lévonorgestrel. Cette pilule est également efficace. En plus, il est avantageux, car l’exposition aux effets désirables est moindre. Par contre, en cas d’oubli, le risque de grossesses est accru.
En outre, pour les traitements contraceptifs suivants, il faut faire attention en raison de leurs bénéfices incertains :
la combinaison de l’œstradiol et du nomégestrol, dont l’avantage n’a pas été démontré ;
la prise d’une pilule prévue pour 3 semaines en 3mois, qui n’a pas d’avantage particulier.
Certaines pilules sont également à écarter comme :
les pilules eostroprogestatives contenant plus de 40 microgrammes d’éthinylestradiol. Elles ne sont pas plus efficaces que celles qui sont moins dosées. Aussi, elles engendrent beaucoup d’effets indésirables ;
les pilules contraceptives de troisième génération telles que le desogestrel et le gestodène 4. Elles causent le surcroît de risques de phlébite et d’embolie pulmonaire ;
le Drospéridone : progestatif qui augmente également le risque de surcroît de phlébite et d’embolie pulmonaire. Cette pilule n’a aucun effet sur la perte de poids ;
le Dienogest : progestatif avec beaucoup plus d’effets indésirables ;
le Chlormadinone : progestatif avec surcroît de phlébite et embolie pulmonaire ;
Le Cyprotérone : progestatif qui augmente le risque de surcroît de la phlébite et de l’embolie pulmonaire. Elle a aussi un effet sur la prise de poids tout en favorisant l’apparition des acnés.
L’avantage avec les pilules, c’est que le premier traitement peut débuter à tout moment. Son délai d’action est plutôt long : 7 jours. De plus, selon l’OMS, l’oubli d’un seul comprimé ne compromet pas l’efficacité contraceptive. Il suffit de prendre immédiatement le comprimé oublié même si cela implique de prendre deux comprimés à la fois. C’est seulement en cas d’oubli de 2 pilules consécutives que l’efficacité est réduite. Ainsi, il est recommandé d’utiliser un préservatif pendant 7 jours et prendre la pilule postcoïtale. Quand ce dernier a lieu au cours de la troisième semaine de prise, la plaquette suivante est à débuter dès la fin de celle en cours, sans respecter l’interruption de 7 jours, et dans le cas de plaquettes de 28 comprimés, sans prendre les comprimés inactifs.
Par contre, il n’y a pas d’avantages à prendre une pilule monophasique, biphasique ou triphasique. Les cas de vomissements et de diarrhées dans les 2 heures suivant la prise du dernier comprimé requièrent la prise d’un autre.
Le patch
Facile d’utilisation, le patch contraceptif est un dispositif en forme de timbre que vous pouvez directement coller à votre peau et à renouveler chaque semaine. Son action consiste à diffuser des progestérones et des œstrogènes dans le sang afin de bloquer l’ovulation et la nidation. Son taux d’efficacité s’élève à 99,7 %.
L’anneau vaginal
Le plus utilisé est celui à base d’éthinylestradiol combiné avec l’éthonorgestrel. Son taux d’efficacité est autour de 92 % s’il est porté pendant 3 semaines consécutives.
Ceux à base de la combinaison d’éthinyloestradiol et et de norelgestromine sont à écarter. Leur efficacité est incertaine. En plus, ils risquent de ne pas être tolérés par l’organisme.
Les progestatifs faiblement dosés
Ce type de contraception est recommandé pour les femmes allaitantes.
En premier choix, on conseille, le lévonorgestrel à 30 microgrammes. Son délai d’action est de seulement 48 h. Il est à prendre tous les jours à la même heure. Un retard de prise supérieur à 3 h, des vomissements ou des diarrhées peuvent compromettre son efficacité.
L’implant de lévonorgestrel est également efficace à un taux de 99,9 %.
Les progestatifs injectables à base de médroxyprogestérone sont en deuxième choix. Leur taux d’efficacité est de 99,7 %.
Les préservatifs
L’utilisation des préservatifs est efficace à 86 %, c’est pourquoi ils sont très prisés. Il existe des préservatifs conçus pour les hommes tels que les fourreaux en latex ou en polyuréthane. Ils sont conçus pour recueillir le sperme.
Pour les femmes, il s’agit surtout d’une poche en latex ou en polyuréthane munie d’anneaux souples pour la maintenir dans le vagin.
Les autres moyens peu contraceptifs
Les couples qui veulent seulement espacer les grossesses peuvent opter pour ces types de contraception car ils ne sont pas très fiables. Voici les plus prisés :
L’utilisation des diaphragmes.
L’utilisation de la cape cervicale.
Les spermicides.
La méthode du retrait.
La méthode des températures.
Pour une contraception définitive, opter pour la vasectomie chez l’homme, ou la ligature des trompes pour les femmes.
En premier lieu, il est nécessaire d’avoir une éducation sur la contraception pour éviter les risques de grossesse non désirée.
En second lieu, un accompagnement nutritionnel et sportif est important pour limiter la prise de poids.
Ensuite, faire des frottis permet de réduire les risques de cancer du col de l’utérus.
Enfin, il faudra palper régulièrement les seins et faire une mammographie afin de détecter les éventuelles présences de masse anormale. Le but de cet examen est de diminuer le risque de cancer de sein
Après la mise en place d’une méthode contraceptive, des réévaluations régulières chez le médecin sont indispensables.